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  • L’existant

Les problèmes d'interactivité

En vidéo, on peut récupérer l'image, doubler le son et sous-titrer ou interpréter en Langue des Signes, mais cela s'ajoute sur la vidéo et masque une partie de l'image, de plus, c'est contraignant et mal adapté au public ciblé (beaucoup de personnes sourdes ont des difficultés de lecture rapide et toutes ne comprennent pas la langue des signes pratiquée, je reviendrai plus loin sur ce point crucial !).

Le sous-titrage TELETEXTE est assez souple : on le met ou non, on peut émettre avec plusieurs niveaux différents dans une même langue pour s'adapter aux capacités de lecture des spectateurs... On peut envisager un système de "sous-gestuage", plus complexe à mettre en oeuvre actuellement, mais à l'étude (en Angleterre et en France...).

La norme définie pour le DVD est particulièrement enthousiasmante : la séquence vidéo est présentée de 4 façons avec 8 langues parlées et 32 niveaux de sous-titrage au choix ! Malheureusement un travail de qualité revient très très cher, alors, jusqu'à présent, les titres proposés ne sont pas terribles !

Les nouvelles normes numériques DVB - MPEG2, bientôt le MPEG 4 et le MPEG 7 sont très prometteuses également car elles amèneront avec l'image un tas d'informations complémentaires entrelacées, magazine, bases de données etc...

Enfin la liaison de l'utilisateur avec la source par modem, lui permet d'intervenir en direct pour choisir ce dont il a besoin et participer. (cf les démodulateurs satellites et les réseaux câblés). Mais, le téléphone reste très coûteux et pénalisant pour ceux qui lisent et écrivent difficilement : c'est là que le bât blesse pour les sourds ! En effet, de plus en plus pour les entendants, on met en place des commandes vocales, des serveurs vocaux qui accélèrent l'écrit... alors que pour les sourds, il n'y a que l'écrit ou la visiophonie légère en qualité mais très lourde en coût.