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  • L’existant

1er des média : LA TELEVISION

Le plus répandu, sans frontière, le plus simple à mettre en œuvre, le plus alimenté, le plus agréable... mais pas toujours de qualité, parfois débilitant, simple "arrosoir" peu interactif... Cet aspect se corrige un peu grâce à la possibilité d'enregistrer facilement ce qu'on a sélectionné ou mieux encore grâce au caméscope qui fait participer à la création vidéo, le spectateur passif devient un créateur.

L'image animée sans le son est très difficilement "lisible" : on peut suivre facilement une émission en regardant de temps en temps l'écran mais en écoutant bien, par contre si le son n'est pas audible ou compréhensible, on a du mal à suivre et on risque d'interpréter... Donc, le sourd est terriblement pénalisé même si le film est sous-titré ou gestué.

Si on a la chance de bénéficier d'un réseau câblé, la télévision est plus modulable pour des publics spécifiques et bénéficie d'une voie de retour pour qu'ils puissent intervenir.

Donc, cette énorme production internationale disponible devrait d'abord être mise en base de données pour avoir une idée des contenus et de leur qualité (cette base commence à exister grâce à la société PEAKTIME). Les séquences sélectionnées peuvent être postproduites, adaptées au public sourd pour alimenter les émissions régulières, des K7 des CD-ROM ou DVD... La vidéo reste la reine des médias pour les sourds, elle passe très bien par la télévision et son environnement, assez bien par l'ordinateur, mais très mal par le téléphone, pour le moment.

Une enquête européenne sérieuse sur la télé pour sourds s'impose pour une évaluation des besoins et des moyens. Plusieurs chaînes proposent du téléenseignement et il y a des expériences intéressantes comme ADAPTEL en Belgique, Signo-vision en Espagne, les VTI du CNED en France, TV5 et la Cinquième... Quels en sont les impacts ?