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Insertion socio-culturelle et professionnelle

Culture

Concernant l'accès des personnes sourdes à la culture
66: Il y aurait lieu de favoriser le développement de réseaux régionaux / inter- régionaux d 'établissements à caractère culturel (sous la forme de groupements d 'intérêt public, par exemple) de manière à pouvoir mutualiser les ressources techniques (aides techniques) et les ressources humaines (interprètes, transcripteurs...) pouvant faciliter l'accès des personnes sourdes à la culture et permettant le développement de produits culturels spécifiques à destination des sourds qui participeraient grandement à une meilleure connaissance de leur sensibilité et favoriserait la mixité.
67: Une part des subventions que le ministère de la culture consacre aux créations pourrait être réservée aux projets mettant en œuvre un meilleur accès des personnes sourdes à la culture ainsi qu'à ceux qui sont portés par des sourds
68: I1 faudrait encourager la fabrication de produits de fiction mettant en scène des personnages sourds pour garantir leur représentation dans l'imaginaire collectif et faciliter leur intégration
69: Il faudrait réfléchir au soutien financier d’une chaîne câblée thématique pour les sourds qui reprendrait des programmes généralistes, des magazines sous-titrés et offrant une programmation spécifique.

Système scolaire

Mettre le jeune sourd au cœur du dispositif de scolarisation, en tenant compte de ses réelles capacités et en répondant à la diversité de ses besoins spécifiques, telle doit être la règle directrice

L'éradication de l'illettrisme et l'augmentation du niveau de formation générale des personnes sourdes doivent être considérées comme des priorités nationales.

Concernant la coopération entre les deux ministères
70: L'absence de collaboration entre les deux ministères concernés n'est pas sans répercussion sur le fonctionnement général du système de scolarisation des jeunes sourds. II apparaît donc indispensable que le dialogue soit rétabli, par le biais d'une commission interministérielle permanente, placée sous la présidence conjointe des ministres concernés. Celle-ci aurait pour objectif de définir une doctrine commune, notamment sur l'intégration, les modalités de certification et de formation continue des enseignants et des directeurs d'établissements spécialisés, les méthodes d'enseignement et la recherche pédagogique visant à améliorer les conditions d 'appropriation de la langue française.

Concernant l'intégration en milieu scolaire
74: Si l'intégration "à la française" peut sembler un peu timorée à certains, l'appel à un volontariat convergent s'insère logiquement dans l'exercice de la citoyenneté des différents acteurs. Encore faudrait-il que ce choix ne soit pas le résultat d'une logique uniquement financière (pour l 'établissement ou service spécialisé signataire de la convention), scolaire ou affective. Une information objective et neutre de la famille reste donc indispensable à toutes les étapes de la vie scolaire (CIS, CDES).

Concernant les INJS et les établissements régis par l'annexe XXIV quater
80: Les INJS et les établissements régis par l'annexe XXIV quater, vu la qualification de leur personnel enseignant, ont un potentiel qui mériterait d 'être mieux mis en œuvre. Pour assurer l'indispensable redynamisation, il importe donc:
- d 'élaborer, avec l'ensemble des acteurs, une doctrine globale et pluraliste de prise en charge qui apportera des réponses adaptées aux besoins spécifiques identifiés
- de mettre en place un réseau coordonné de compétences, incluant les INJS, en liaison avec le concept de schéma régional
- de repréciser, à partir d 'un référentiel d 'emploi actualisé, les modalités de formation professionnelle initiale et continue des enseignants, y compris celles qui concernent les intervenants sourds exerçant dans le cadre de projets bilingues
- de concevoir et de mettre en application un plan national de formation continue du personnel enseignant
- de reconsidérer le rôle de la cellule d 'inspection des établissements de jeunes sourds et d 'élargir ses moyens d'intervention

Surdité avec handicaps associés

94: il convient de limiter la création d 'unités spécialisées à vocation nationale
Parallèlement, il semble opportun:
95: de créer et de renforcer au plan régional ou inter-régional des centres de ressources assurant l 'expertise technique, le conseil aux familles et la formation continue des équipes.
96: d'individualiser des sections spécialisées à vocation régionale pouvant, par ailleurs contribuer à des réponses de proximité, principalement sous la forme de SSEFIS ou de services expérimentaux d'accompagnement médico-social et d'aide à domicile (SAMSAD) pour les adultes handicapés
97: d'organiser des accueils adaptés au sein d'établissements médico-sociaux à vocation polyvalente, dès lors que ces institutions auraient conclu un accord de partenariat soit avec un centre de ressources soit avec un établissement doté d'une section spécialisée
98: d'intégrer les structures au sein d'un réseau coordonné au plan régional ou inter-régional. Ce réseau pourrait être une composante du réseau que nous souhaitons voir mis en place pour la scolarisation des jeunes sourds.

Orientation professionnelle

Concernant l'orientation professionnelle des jeunes sourds
100: L 'orientation professionnelle des jeunes sourds doit être préparée avec les Centres d 'Information et d'Orientation (CIO)

Concernant l'harmonisation des offres de formations
101: Afin d'harmoniser les possibilités offertes aux jeunes sourds et d'optimiser les ressources, il est nécessaire de mettre en place un schéma régional de formation professionnelle adapté à ce public.

 

Remarques :

Toutes ces propositions vont bien dans le sens des actions de CEMIS et du CaPSAS qui militent pour la mise en place de Centres de Services et de Ressources répondant aux besoins du public concerné par les problèmes de la surdité.

Il conviendrait de bien tenir compte des différents types de surdité et de leurs conséquences : un jeune sourd de naissance n’a pas les mêmes exigences qu’un devenu sourd, un jeune sourd de parents sourds n’a pas les mêmes problèmes qu’un sourd avec des parents entendants … Un malentendant est plus proche des entendants que des sourds… Une personne âgée " dure d’oreille " n’est pas intégrable chez les sourds…

Donc il faudrait une Prise en Charge Individualisée des personnes déficientes auditives. L’information générale est plutôt à l’usage des personnes entendantes qui sont en relation avec des sourds.