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L’examen approfondi de l’existant multimédia applicable au monde des sourds amène des conclusions contradictoires :
TV et vidéo bien maîtrisées et très répandues s’adaptent parfaitement aux modes de communication des personnes sourdes avec des adaptations normalisées, les coûts de production et de diffusion sont allégés et les équipements individuels ou collectifs sont à la portée de tous. La qualité technique est excellente, mais la majeure partie de la production est difficilement exploitable : incompréhensible pour des déficients auditifs, trop complexe ou trop simpliste, fortement orientée
Après une analyse approfondie de sites Internet consacrés aux sourds dans le monde,
ils ne sont pas nombreux même dans le monde anglo-saxon
ils ne sont guère intéressants, quelques uns sont très militants orientés Langue des Signes ou oralisme, d’autres sont utilitaires pour favoriser l’information et la communication pour des sourds évolués et les personnes en relation amicale ou professionnelle avec eux comme " surdite.org au Québec " et " visuf.org en France "
Certains sont très orientés " commercialement ", audioprothésistes, orthophonistes, établissements spécialisés …
Ceux qui veulent valoriser la langue des signes sont décevants et il n’y a pas de service d’apprentissage programmé ni de suivi " tutorat "
Ces services ne semblent pas très au fait de la technologie applicable à ce public très particulier : ce qui nous donne un avantage certain, puisque nous connaissons bien les besoins et les moyens.
Après une étude des productions pédagogiques multimédias, même déception
Les éditeurs traditionnels produisent pour les entendants : l’interactivité est principalement sur des commentaires oraux et de la musique.
Le suivi pédagogique de l’utilisateur est pour ainsi dire inexistant : si l’enfant tape n’importe quoi, on lui donne la bonne réponse dans le cas d’exercices programmés en mode QCM.
Quand il s’agit d’un jeu avec recherche d’indices, de clefs etc , la règle du jeu n’est pas clairement expliquée et le cheminement à l’intérieur du jeu très aléatoire.
Parfois, on propose des exercices stéréotypés qui n’ont pas besoin d’un support multimedia.
Il n’y a pas vraiment de produits avec des séquences vidéo de qualité en langue des signes ou favorisant la lecture labiale. Quant à l’expression écrite, elle n’est pas accessible aux jeunes sourds .
A signaler quand même les productions originales de la société LOGICOM et quelques autres réalisations d’enseignants motivés qui malheureusement ne bénéficient pas d’aides à la diffusion. Il faudrait plus de relations entre les enseignants chercheurs au niveau européen et francophone pour " rentabiliser " ces études et ces production. C’est la politique suivie par le CaPSAS avec ses partenaires.
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